lundi 30 mars 2009

Mirror Mirror - Ghinzu

Annoncé il y a deux ans, plusieurs fois repoussé - au point que certains se demandaient s'il sortirait un jour - le nouvel album de Ghinzu, Mirror Mirror, est dans les bacs depuis aujourd'hui.

Ce groupe belge composé de John Stargasm (voix, clavier), Mika Nagazaki (basse, clavier, guitare), Greg Remy (guitare), Antoine Michel (batterie) et Jean Waterlot (clavier, guitare), s'était déjà forgé une belle réputation tant en studio, avec Electronic Jacuzzi et surtout Blow (plus connu dans l'Hexagone), que sur scène.

Alors que dire de cet album tant espéré ?

L’ouverture, avec Cold Love, peut dérouter : la voix de John Stargasm y est différente, plus aiguë qu'à l'ordinaire. Mais passé l’étonnement, ils signent ici un titre efficace qui donne bien la tonalité de ce qui va suivre. Car avec ce nouvel opus, Ghinzu s’oriente vers un son plus rock, plus rentre dedans, à l’instar de Kill The Surfers, morceau énervé au rythme marqué, ou This War Is Silent à la tension plus contenue mais bien présente.

Soulignons Mirror Mirror, avec sa montée progressive tenue par la basse de Mika Nagazaki, qui explose sur un riff détonnant dont on avait eu un aperçu dans un des teasers postés sur leur Myspace. Le titre se finit de manière plus douce pour enchaîner avec The Dream Maker et ses chœurs. Joli morceau, avec une basse et un clavier prédominant. Les chœurs peuvent surprendre au départ, mais ils marquent une différence avec ce qu'ils ont pu faire sur les précédents albums.

This Light est un beau titre, très Ghinzuien, qui se rapproche le plus des morceaux piano voix d’Electronic Jacuzzi. L'un des plus touchants, avec un final (qu’on aurait peut-être aimé juste un peu plus intense) qui a un petit quelque chose de dEUS.

L'album se clôture sur Interstellar Orgy, purement instrumentale et difficilement descriptible. Je peux juste dire qu'elle porte bien son nom.

Pour résumer, la voix de John Stargasm est toujours envoûtante, le clavier toujours aussi présent, tantôt rageur, tantôt doux, les paroles ont toujours ce léger côté coquin parfois, les montées et les explosions habituellement présentes chez Ghinzu sont encore là, le tout avec un je-ne-sais-quoi de différent.

Bref de la bonne musique, en somme.

Image hébergée par servimg.com

Mais - car oui, il y a un mais - le tout me laisse sur ma faim. A tendre vers un son plus épais, plus fort et puissant, il y perd en émotion. Alors oui, c’est pêchu, oui ça envoie (et je ne doute pas que ça plaira à beaucoup), mais ça offre du coup moins de contraste par rapport Blow. Seules deux pistes nous offrent des chansons plus douces, dont pourtant Ghinzu a le secret. D'ailleurs, Mother Allegra est frustrante : une belle mélodie à l’orgue qui finit avant même de nous offrir toute son intensité. Dommage.

Cet album semble plus convenu, avec parfois cette impression de déjà entendu (Take It Easy et The End Of The World), ce qui n’était pas le cas pour les deux précédents opus. Le côté décalé de Ghinzu se perd un peu, même si Je T’Attendrai est un véritable ovni. Ils ne se prennent pas au sérieux et ne manquent pas d’humour, ça c'est sûr. Cette chanson en français, chantée à la manière de variétés dignes de Dalida sur une mélodie dynamique, est particulièrement amusante. C’est tellement frais et spontané que ça fonctionne.

Mais en achetant le CD, quelle ne fut pas ma surprise de constater que cette piste a été remplacée, pour la France, par une version anglaise (appelée Joy, Success, Happiness). Et là, j’ai envie de dire « What the fuck ? » (si vous me passez l’expression). Les Français ne seraient-ils pas capables d’apprécier le côté décalé du morceau ? Parce que du coup, même si le résultat reste sympa, la chanson a perdu grandement de son intérêt. Et je ne comprends pas les raisons qui ont dicté ce changement. En tout cas, c’est bien regrettable.


Cette critique peut sembler un peu sévère, mais la barre était placée bien haut, et même s’il n’est jamais bon de rester trop ancré sur l’album précédent, Mirror Mirror est malgré tout un ton en dessous de Blow. Cela reste cependant un bon album que j’écouterai avec plaisir et qui prendra, à n’en pas douter, une tout autre dimension en live.

Verdict après la tournée (et jeudi, pour ma part).


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dimanche 22 mars 2009

Pré-écoute: Controlling Crowds - Archive

Parce qu'il faut bien commencer par quelque part, voici le premier "vrai" article de TIOH, article dédié à la présentation du nouvel album d'Archive, Controlling Crowds.

Tout d'abord, pour les non-initiés: Archive, kézako?
Archive est un groupe d'origine britannique, formé autour de Darius Keeler et de son acolyte Danny Griffiths. A ce noyau dur s'ajoute des chanteurs ''électrons libres'', avec (par ordre d'apparition sur les albums) Roya Arab, Rosko John, Suzanne Wooder, Craig Walker, Dave Penney, Maria Q, Pollard Berrier (ces trois derniers ainsi que Rosko John officiant sur le nouvel album).

Archive sort son premier album, Londinium, en 1996, dans une veine plutôt trip-hop et assez sombre (ils sont à l'époque comparés à Massive Attack).
Londinium est suivi en 1999 par la sortie de Take My Head, avec leur nouvelle chanteuse Suzanne Wooder. Take My Head prend un tournant plus léger et mélodique.
Suite à cet album, Archive se sépare à nouveau de sa chanteuse pour intégrer le chanteur Craig Walker, qui restera sur quatre albums, You Look All The Same To Me (2002), Noise (2004), Unplugged (2004) et la B.O de Michel Vaillant (2003). Avec Walker, la musique du groupe prend une tournure plus rock et plus sombre.
Suite au départ en 2004 de Craig Walker, Archive s'alloue les services de trois nouveaux chanteurs: David Penney, Pollard Berrier et Maria Q. Fort de cette nouvelle formation, le groupe sort Lights en 2006, dans un style se rattachant au rock progressif.
C'est aussi ce line-up (auquel s'ajoute le rappeur Rosko John) qui sortira ce mois-ci l'album Controlling Crowds, dont nous allons aujourd'hui vous donner un petit aperçu.

Ainsi, le jeudi 12 mars au soir, Distantwaves et moi-même avions la chance d'être invités au Social Club (anciennement le Tryptique) à Paris afin d'écouter en avant-première ce nouvel album tant attendu.
Nous avons bien entendu pris quelques notes durant l'écoute, mais cet article sera complété par une critique plus précise à la sortie de l'album, le 30 mars.


Controlling Crowds comporte donc 13 chansons et est découpé en trois parties. (comme vous pouvez le voir sur la setlist) L'album dure au total un peu plus d'une heure trente.
Aux vues de l'accueil fait par le comité réduit de fans présents ce soir là, l'impression générale ressortant de cet album est très bonne (certains étaient carrément en transe tout du long, c'était impressionnant à voir...).
Controlling Crowds reste dans la ligne tracée par l'album précédent, Lights, tout en revenant aux sources grâce à la participation du rappeur Rosko John sur trois morceaux (Quiet Time, Bastardised Ink et Razed To The Ground). Bien que le retour du rap dans la musique d'Archive surprenne un peu au début, les parties rappées sont très bien négociées et s'intègrent de façon cohérente au reste de l'album. Controlling Crowds alterne des morceaux assez calmes (Words On Signs, Whore) et des morceaux plus rythmés (Bullets, Bastardised Ink, …), répartis de façon assez égale sur les 3 parties de l'album. Evidemment les morceaux lancinants comme Lights qui ont fait la renommée d'Archive sont toujours présents, surtout avec mon coup de cœur de l'album, le magnifique Collapse/Collide. On notera aussi avec intérêt (et surprise) le morceau Kings of Speed qui sonne à s'y méprendre comme du Radiohead.

La meilleure nouvelle étant, bien sûr, qu'un nouvel album indique aussi une nouvelle tournée. Or, Archive est surtout un grand groupe de scène avant d'être un très bon groupe studio.

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mercredi 18 mars 2009

TIOH, un blog, mais quel blog!

Bonjour à vous, amis voyageurs du net, et bienvenue sur Trapped in our heads, le blog musical des Fantastiques.

Sur ce blog, vous trouverez des critiques d'album, des reviews de concert, des coups de coeur, des clips et bien plus encore.
Vous pourrez découvrir ou redécouvrir de fantastiques artistes grâce à vos 12 animateurs dévoués.

"DOUZE!", nous direz-vous. Eh oui, nous sommes douze à participer à ce blog, connus sous le sobriquet Les Fantastiques, nous sommes en vérité un groupe d'amis s'étant rencontrés sur le net et partageant (entre autres) une passion dévorante pour la musique. Nos goûts sont aussi variés que nos caractères, assurant une grande diversité quant au contenu des articles à venir.

En tout cas, nous vous souhaitons une bonne visite, n'hésitez pas à laissez des commentaires et gardez les oreilles ouvertes!

Les Fantastiques